Cet été j’ai failli me trouver en panne de lecture. Comme il me fallait environ un livre chaque jour et qu’en bonne littéraire, j’avais mal calculé mon coup, la dernière semaine de mes vacances a failli devenir un enfer. J’ai donc foncé au centre commercial le plus proche pour me jeter sur le coin librairie.
Mais bon, il n’était pas question de me ruiner en huit jours. C’est qu’ensuite, il faudrait enchaîner avec les fournitures scolaires, les impôts, la vie quoi ! Comme j’avais déjà lu tout Marc Lévy (ma belle rencontre littéraire estivale cette année), je me suis dit que j’allais me défouler sur les livres de poches. Histoire de payer 5 livres à 5 € et d’éprouver moins de scrupules à satisfaire mon petit « plaisir solitaire » comme me balance mon cher et tendre lorsqu’il en a un peu marre de voir sa douce moitié coincée dans un fauteuil, le visage penché sur des pages qui tournent, tournent, sur un air de valse rapide.
J’ai ainsi jeté mon dévolu sur Amélie Nothomb, Patrick Poivre d’Arvor et Marie-Paule Armand. J’appréhendais légèrement d’entrer dans le monde d’Amélie Nothomb, donc en économique, je prenais un risque modéré. En fait, elle m’a bien fait rire avec « Stupeur et tremblements », scotchée avec « Hygiène de l’assassin » et tenue en haleine avec « Mercure ». Pour PPDA, l’écrivain appartient à mes chouchous. Donc là pas de mauvaise surprise, sa version romancée de la vie de La Fayette et la dernière souveraine des Français « J’ai aimé une reine » m’a captivée. Quant au dernier, « L’enfance perdue », une histoire de la France profonde comme je les apprécie, il m’a arraché quelques larmes. Je ne connaissais par cet auteur, Marie-Paule Armand mais son style, ses émotions m’ont conquise.
Enfin, cette rentrée littéraire arrive avec ses 683 prétendants au titre de best-seller. Je vous en reparlerai. Et vous, si vous ne deviez en lire qu’un cet hiver, pourquoi vous ne me liriez pas afin qu’un jour je puisse concourir moi aussi pour cette couronne tellement convoitée ?... Allez, chiche !
