L'Isablog

Ecrire pour mieux dire

Publi le samedi 18 mars 2006

Samedi 18 mars 2006

Au doux temps de l’enfance

Sous couvert d’innocence,

J’ai cru tout’l’monde gentil,

Je virevoltais sans souci.

Je baignais dans le bonheur,

Loin du mal et du malheur,

Le soleil brillait ici :

Entre amis ou en famille.

Je rêvais d’amour toujours,

Sans soupçonner qu’alentour,

Il existait autre chose

Que mon univers rose.

 

Au tendre temps d’adolescence,

Sous prétexte de connaissance,

M’apparut la triste vérité

D’un monde plein d’ambiguïtés.

Je me complaisais dans le bonheur,

Loin des guerres et de leurs horreurs,

Je dissertais, âme fébrile,

Entre amis ou en famille.

Je rêvais argent, gloire, beauté,

Et un public prêt à m’écouter

Afin de hurler mes colères

A la face du froid univers.

 

Au temps sec de « ceux qui raisonnent »

Sous le nom de « grandes personnes »

En ce monde vénal, s’imposer

Prévaut jusque sur la loyauté.

Je m’accroche trop à mon bonheur,

Loin de tout menteur, de tout voleur :

Je vieillis, l’esprit tranquille,

Entre amis ou en famille.

Je rêve d’un Humain repenti,

D’une Humanité assagie,

Si le ciel c’était, justement,

L’univers révisé, Humainement ?

(« Sentiments et valeurs », Créé sur scène pa

 la troupe tourangelle de Voix Croisées, 14.03.98)